TEL QU’IL A ÉTÉ ET TEL QU’IL DOIT ÊTRE
La terre entière, continuellement imbibée de sang, n’est qu’un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin […] jusqu’à la consommation des choses, jusqu’à l’extinction du mal, jusqu’à la mort de la mort.*
J. De Maistre.
Ø Les desseins de Dieu et l’histoire.
Ø Notre destin est-il fixé d’avance ?
Ø Vivre éternellement jeune et beau.
Ø Les citoyens de la cité d’or.
Ø « L’homme, cet inconnu »
(A. Carrel).
Ø « Connais-toi toi-même » (Socrate).
Ø Un mensonge, chef-d’œuvre de séduction.
Ø Mille ans de bonheur, plus l’éternité.
Ø « L’Etre et le Néant » (J.-P. Sartre).
Ø « Etre ou ne pas être, voilà la question »
(Shakespeare).
Ø Des êtres supraterrestres parmi nous.
Ø Les Terriens de la vie future.
* * * * *
LES DESSEINS DE
DIEU ET L’HISTOIRE
Puisque Dieu savait d’avance qu’Adam pécherait, pourquoi
l’a-t-il quand même créé ? Du fait de sa nature, lorsque Dieu se propose
de créer des êtres intelligents, c’est dans le but de les faire participer à sa
vie et à son bonheur. La motivation étant bonne, normalement, il ne pouvait
donc, ni ne devait renoncer à son dessein originel. Par ailleurs, si quelqu’un
ou quelque chose pouvait, finalement, lui faire échec, serait-il le Tout-Puissant ? Le Seigneur a créé l’homme malgré le
péché parce que cet obstacle ne lui était pas insurmontable, selon qu’il est
écrit : « Mon dessein subsistera, et j’exécuterai toute ma
volonté. »1
« Faisons l’homme
à notre image et à notre ressemblance ; et qu’il règne […] sur la terre
entière. »2 La Trinité, après avoir créé Adam et Eve, les bénit
et leur dit : « Croissez et multipliez ; remplissez la
terre et soumettez-la. »3 Ce projet grandiose sera réalisé
pleinement, lorsque ceux et celles qui ont choisi de suivre Jésus, et qui l’ont
suivi jusqu’au bout, auront atteint le nombre fixé initialement pour le
peuplement de notre planète. Cette attente aura duré, disons, environ six mille
ans(1), période très
longue à l’échelle humaine mais une toute petite parenthèse dans l’éternité. Le
moment n’est plus bien loin où le Seigneur nous dira : « Recevez
en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. »4
Les justes, alors émerveillés, posséderont une planète entièrement restaurée,
immense paradis où ils vivront sans fin un bonheur sans nuages. Bien entendu,
les hommes ne prendront plus de femmes, ni les femmes de maris, la génitalité
ayant perdu sa raison d’être. Mais, « comme les anges de Dieu »,
nous serons infiniment heureux, parce que nous cultiverons des relations exquises,
non seulement entre nous-mêmes mais encore avec tous les habitants des autres
mondes5.
Le chrétien, c’est donc quelqu’un de très avisé qui, parce
qu’il a la vision exacte de l’éternité, conçoit son avenir aux dimensions de
l’univers. Et cela n’est pas l’effet du hasard ni d’une subite illumination,
mais le fruit de son expérience avec son Dieu qui veille sur la terre,
connaissant jusqu’au nombre des cheveux de la tête de ses quelques milliards
d’habitants6. Car c’est lui qui a fait que tous les hommes, sortis
d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la
durée des temps et les bornes de leur demeure, afin qu’ils cherchent et
s’efforcent de le trouver en tâtonnant (ce monde est dans les
ténèbres), « bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car en
lui nous avons la vie, le mouvement et l’être »7.
Forts de cette providence, ne soyons plus lâchement résignés, ni faussement philosophes, devant le mythe de la fatalité, mais réagissons plutôt à bon escient, en tant que peuple dont la destinée est de survivre à l’Histoire, le système de valeurs qui le façonne étant universel et éternel. En clair, soyons dignes d’être un peuple sans frontières : à juger non par ce qu’il a et son niveau de vie, mais par ce qu’il est et son genre de vie, où l’amour du beau, du bien et du vrai, grâce à Dieu, irradie vers le monde : invitation suprême au parfait bonheur !
(1) D’après l’arhevêque James Ussher,
la création du monde a eu lieu en l’an 4004 av. J.-C.
NOTRE DESTIN EST-IL FIXÉ
D’AVANCE ?
« Puisque Dieu connaît par avance toutes choses, mon
destin a été fixé avant ma naissance, et quoi que je fasse, je ne peux rien y
changer », soupire le fataliste. D’abord, il s’agit de ne pas confondre
prescience et prédestination, car l’une n’implique pas forcément l’autre ;
ensuite, Dieu n’a prédestiné personne à la damnation, sa volonté étant, au
contraire, que toutes ses créatures puissent jouir d’un bonheur éternel. Or,
Adam allait pécher, faisant un mauvais usage de sa liberté. Le dessein de son
Créateur échouerait-il à cause de cette défection ? Non, car connaissant
tout et pouvant tout, il a déjà « prédestiné avant la fondation du
monde »8, Jésus-Christ qui, pour notre rachat,
virtuellement, « a été immolé dès la fondation du monde »9.
Ainsi, s’il ne dépend que de Dieu, « tous les
hommes » sans exception10, seront sauvés, le sang de
Christ, « le Sauveur du monde »11, ayant été versé
pour expier, justement, les péchés du « monde entier »12.
Néanmoins, il est évident que le salut de l’homme ne peut se faire sans
l’homme, ni contre son gré. Etre doué d’intelligence et doté de liberté, par
conséquent responsable de ce qu’il est et de ce qu’il fait, il a à choisir
entre Christ et Satan, puis doit gérer son destin, soit pour la vie éternelle,
soit pour la mort éternelle13.
Supposé qu’en ce moment, selon la grâce qui nous a été donnée
en Jésus-Christ, nous soumettions notre cœur à l’action de son Esprit, Dieu qui
nous a vus, « avant les temps éternels »14, faire
sciemment ce choix, « suivant son dessein éternel »,
nous « a élus avant la création du monde », étant donné
qu’il « nous a prédestinés dans son amour à devenir enfants
d’adoption en Jésus-Christ »15. En résumé, Dieu
connaît « depuis la fondation du monde »16, ce que
sera le sort de tous les hommes mais, comme de juste, uniquement en fonction de
la réponse que chacun aura donnée, après avoir reçu l’invitation du ciel. C’est
ce que saint Paul voulait certainement dire lorsqu’il a
écrit : « Ceux qu’il a connus d’avance (ceux qui feraient le bon choix), il les a aussi prédestinés (en raison de ce choix) à être
semblables à l’image de son Fils »17.
Entre le « c’était écrit » du fataliste et
le « il est écrit » de la Bible, il y a donc plus qu’un fossé,
un abîme, puisque si l’on peut dire de la fatalité qu’elle est une mauvaise
excuse à bien des égards, il en va autrement de la providence qui nous donne,
suivant notre disponibilité, non point un esprit timoré « mais un
esprit de force, d’amour et de sagesse »18. La providence
divine et la liberté humaine ne s’excluent pas l’une l’autre ; tout bien
considéré, elles concourent même à expliquer le Destin et l’Histoire, voire la
Prophétie – qui est l’histoire même mais écrite par avance.
Si vous étiez Dieu, vous feriez tout de suite triompher le Bien, et il n’y aurait plus ni misère, ni souffrance, ni guerre, et ainsi de suite. Vous n’auriez surtout pas permis à la mort d’exister ! Une parabole de notre Seigneur, rapportée dans l’Evangile, nous aidera à élucider le fond de ce problème19.
Quand, après la création, Dieu donna à Adam cette planète
comme royaume20, avec le jardin d’Eden qu’il devait cultiver et
préserver d’une éventuelle intrusion21, tout était
alors « très bien »22. Qui a semé l’ivraie, et
comment a-t-il pu le faire ? Réponse : « C’est le diable,
pendant que les gens dormaient. » La raison pour laquelle le diable fut,
pour ainsi dire, autorisé à semer l’ivraie sur la Terre, sera examinée plus
loin. Pour l’instant, voyons ce qui frappe dans cette parabole, à savoir
l’attitude du « maître de maison », qui ne permettait pas à ses
loyaux serviteurs d’arracher sur le champ les mauvaises herbes, en
l’occurrence, « les fils du Malin ». « Non, leur dit-il, de
peur qu’en arrachant l’ivraie vous ne déraciniez en même temps le froment.
Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu’à la moisson. » En effet,
Dieu est seul à connaître parfaitement la vraie nature du péché et le vrai
mobile de Satan. Pour l’homme, le facteur temps et l’expérience sont
nécessaires, d’autant plus que celui qui a semé l’ivraie cache bien son jeu et
mène de main de maître ses campagnes de sédition contre le gouvernement de
l’Univers.
C’est ainsi que, pour des raisons diverses, quelquefois, il
peut arriver, même à des croyants, de sympathiser avec des incrédules. Et, tout
naturellement, entre parents, amis, collègues, il existe toujours des affinités
et des sentiments de solidarité. Mais à la moisson, c’est-à-dire
à « la fin du monde », tout l’Univers connaissant d’une part le
vrai visage de Satan, et d’autre part voyant les conséquences terribles de sa
rébellion, condamnera sans réserve et les pécheurs et le Péché. C’est le moment
où, enfin, les fils du Malin seront jetés « dans la fournaise
ardente », tandis que les enfants du royaume du Père seront rassemblés
pour être transportés dans le ciel. Alors, nous reverrons nos parents, nos
familles, nos amis des quatre vents ; il n’est pas jusqu’à un nourrisson
que sa maman ne retrouve, ce jour-là, grâce au concours de son ange gardien au
service de Jésus-Christ.
Si Lucifer et Adam avaient été créés incapables de succomber
au mal, ils n’auraient été ni libres, ni perfectibles, ni responsables, tout
comme les bêtes qui n’ont que des facultés innées, admirables à bien des égards,
mais ne leur permettant d’apprendre et d’inventer que de façon limitée. C’est
pourquoi, nonobstant le risque que comporte la création d’êtres doués
d’intelligence, Dieu a mis à la disposition de l’homme une zone sacrée de son
cerveau, pour les activités spirituelles de la pensée. Admirons de quelle
munificence il a fait ainsi preuve, en faisant de nous des créatures en état de
lui obéir ou de se révolter, de l’aimer ou de l’abhorrer, de vivre sous sa
dépendance ou de jouir ingratement de « sa » vie, sur « sa »
planète, à telles enseignes que quand bien même nous rejetterions jusqu’à son
existence, transcendant l’humain et ne pouvant se renier, « il fait
lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et fait pleuvoir sur les
justes et les injustes »23. A la limite, même si nul n’eût
voulu croire, le sacrifice de son Fils aurait eu toujours lieu, pour offrir aux
hommes une seconde chance. Quel beau concept d’amour, de justice et de
tolérance ! En seriez-vous l’auteur, si vous étiez Dieu ?
D’aucuns se demandent où peut bien se trouver actuellement
l’arbre de vie, que « Dieu planta en Eden »24. Il est
simplement dans le troisième ciel, au milieu du Paradis25,
transplanté là-haut par le Seigneur, probablement peu avant le Déluge, pour
éviter sa destruction. Quand nos premiers parents eurent péché, l’accès de ce
jardin archétype leur fut défendu26, parce que si l’homme avait pu
continuer à manger de l’arbre de vie, le monde aurait été vite rempli de
créatures monstrueuses, dénaturées physiquement et moralement par la lèpre du
péché, et néanmoins immortelles27. Ce qui serait
insupportable !
Près de l’arbre de vie était l’arbre de la connaissance du
Bien et du Mal28, au sujet duquel il fut dit à
l’homme : « Le jour où tu en mangeras, tu mourras »29.
Or, il n’en fut rien, du moins apparemment. La vérité est que le jour même de
leur chute, Adam et Eve s’étant repentis, conscients de leur mort spirituelle,
un animal fut sacrifié à leur place, substitut préfigurant Christ, l’Agneau de
Dieu « sans défaut et sans tache »30, mort en
puissance « dès la fondation du monde »31, mais
crucifié, seulement en l’an 31 de notre ère, « au lieu nommé
Golgotha »32.
Ainsi tout homme est mort spirituellement parlant, et, sur le
plan physique, est un condamné à mort en sursis. C’est pourquoi, l’on ferait
bien d’écouter le conseil salutaire que voici, avant qu’il ne soit trop
tard : « Relève-toi d’entre les morts et le Christ
t’éclairera »33. A l’instant même où le pécheur croit, il « est
passé de la mort à la vie », virtuellement34 ; puis, s’il
reste fidèle jusqu’au bout, Jésus le ressuscitera à la fin des temps
littéralement, dans un corps immortel35. Alors, il
pourra « manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de
Dieu »36, arbre mystérieux dont les feuilles ont la propriété
de régénérer l’homme, afin qu’il retrouve, avec l’éclat de la gloire perdue, la
grâce et la beauté célestes d’une jeunesse intemporelle.
C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre les déclarations
suivantes : « Les justes resplendiront comme le soleil dans le
royaume de leur Père. »37 Et « ceux qui auront
enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles »38.
Heureux ceux qui, las d’une existence où il y a vraiment beaucoup de bruit pour
rien, réalisent à la fin qu’ils sont faits comme des rats à bord d’une planète
en perdition, et, anxieux, cherchent la cité où or, perles et pierres
précieuses symbolisent des valeurs impérissables. (Apocalypse 21 :18-21)
« Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous
attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ. »39 Le
Paradis céleste est une ville unique en son genre, autour de laquelle
graviterait l’Univers. Dans cette cité « d’or pur », ornée
de « pierres précieuses »40, l’apôtre Jean remarqua
dans sa vision « le trône de Dieu et de l’Agneau », d’où
sortait « le fleuve des eaux de la vie ». Et, « au
milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, […] l’arbre de
vie »41. La ville n’a besoin « ni du soleil ni de la
lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire et l’Agneau est son
flambeau »42. C’est ici, dans sa splendeur
indicible, « la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste43,
le tabernacle de Dieu44, épouse de l’Agneau45 et notre
mère à tous46 ».
Il existe trois cieux, si on s’en tient au témoignage de la
Bible. Une fois, saint Paul fut ravi en esprit « jusqu’au troisième
ciel », c’est-à-dire « jusque dans le Paradis »47.
Le premier ciel étant notre firmament48, le second ciel,
naturellement, c’est cet espace incommensurable, en partie visible à l’œil nu,
où des myriades de galaxies évoluent admirablement, suivant des lois immuables
qui se retrouvent dans le monde des atomes49, donc qui n’ont rien à
voir avec le Hasard.
Mais revenons dans le troisième ciel où, « à
l’extrémité du septentrion »50, le Très-Haut,
qui « habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne
peut voir »51, de son trône, soutient « toutes
choses »52, caché par une « nuée » insondable, source
d’une énergie inimaginable53. C’est ce Dieu que nous adorons et que
les élus verront.
Tous les héros de la foi, « étrangers et
voyageurs » qu’ils étaient sur cette Terre, avaient « seulement
vu et salué de loin » cette « patrie céleste », dont le Tout-Puissant est « l’Architecte et le
Fondateur ». Mais encore qu’ils fussent morts « sans avoir
obtenu les choses promises », jamais ils n’ont perdu confiance en Celui
qui a fait la promesse. « Aussi, Dieu n’a-t-il pas honte »
d’être leur Dieu54, et les déclare vivants, dormant
du « sommeil » du juste, dans l’attente de leur résurrection.
Comme l’a expliqué Jésus, « Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais
des vivants » (Matthieu 9:24 ; 22:32). C’est d’autant plus vrai quand
on sait que pendant ce sommeil, la notion du temps est abolie : mille ans
sont comme une seconde quand on est mort. Par déduction, pour un chrétien qui
se meurt, rien n’est plus imminent que le retour en gloire de
Jésus « réveillant » les siens ! (Esaïe
26 : 19)
(A.
Carrel)
Quand Christ eut fini de former Adam de la poussière de la
terre en vrai artiste, ce dernier était déjà un homme complet, auquel il ne
manquait que la vie. Alors, l’Esprit « souffla dans ses narines un
souffle de vie, et l’homme devint un être vivant »55,
ou « âme vivante », d’après l’original56. Ainsi, un
mort, on s’en doute, est simplement un homme sans vie : « Si
Dieu retirait à lui son souffle […], l’homme retournerait dans la
poussière »57. Que faudra-t-il faire alors pour que les morts
revivent ? « S’ils reçoivent de nouveau ton souffle, ils
revivent »58.L’homme est un être appelé, dès l’Eden, à
rechercher en Dieu l’immortalité.
A bien noter que ce souffle de vie, appelé
également « esprit », est un don de Dieu et, par
conséquent, « retourne à Dieu qui l’a donné »59, au
moment de la mort ; il n’est pas une émanation de Dieu, encore moins un
être spirituel, comme la plupart se l’imaginent. Quand esprit est synonyme de
souffle, il désigne un principe vital, impersonnel, universel, commun à l’homme
et à la bête, selon qu’il est écrit : « Comme meurt l’un, ainsi
meurt l’autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l’homme sur
la bête est nulle […]. Qui sait si le souffle des fils de l’homme monte en
haut, et si le souffle de la bête descend en bas dans la terre ? »60
On voit que l’Ecriture rejette d’emblée le panthéisme, l’animisme et toute
attitude d’esprit qui tend à diviniser la nature et la créature.
L’âme, non plus, n’est pas une composante de l’être humain,
élément indépendant survivant au corps, mais c’est l’être humain lui-même. Bien
entendu, « âme » et « esprit » ont respectivement
d’autres significations qui varient suivant les cultures. Quoi qu’on dise,
toutefois, seul un être vivant possède une âme et un esprit, et ce, grâce à ses
nerfs sensoriels qui, en conduisant les impulsions reçues par les organes des
sens vers les centres nerveux, font qu’il pense, raisonne et agit, d’après son
caractère propre.
Un mort n’est pas vivant ! Cette lapalissade ferait
sourire d’indulgence ceux qui prétendent avoir eu des apparitions ou des
communications avec les esprits ; n’empêche qu’elle met en évidence
l’incompatibilité entre la foi en la résurrection des morts et la croyance en
l’immortalité de l’âme. En effet, la Bible explicite que « si les
morts ne ressuscitent point », la prédication de l’Evangile
est « vaine », la foi des chrétiens vivants « vaine,
elle aussi », et même tous « ceux qui sont morts en Christ sont
perdus »61. Cela veut dire qu’elle rejette en bloc, aussi bien
la survivance de l’âme et de l’esprit que les belles doctrines qui en sont les
corollaires. La Bible entend même que sa position sur l’état des morts est la
seule qui soit cohérente, lorsqu’elle formule que : pour sauver son « âme
de la mort »62, « l’homme mortel »63
doit rechercher « l’immortalité »64 en Dieu qui, Etre
incréé, ayant « la vie en lui-même »65, « seul
possède l’immortalité »66, et peut donc conférer « la
vie éternelle »67.
Cependant, l’esprit humain, de temps immémorial, a été pétri
de préjugés, et l’est encore. Aux Juifs, qui s’enorgueillissaient d’être le
peuple du vrai Dieu, Jésus fit ainsi ce reproche
surprenant : « Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me
croyez pas »68. De son coté, l’apôtre Paul n’était pas moins
déçu de l’attitude des chrétiens d’origine païenne de Galatie, à son
égard : « Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la
vérité ? »69 Que les grands du monde soient menteurs et
hypocrites, c’est dans l’ordre, comme on dit, mais que des conducteurs religieux
révérés, à l’instar des scribes et des pharisiens de jadis, actuellement
ferment « aux hommes le royaume des cieux », n’y entrent pas
eux-mêmes et égarent « ceux qui veulent entrer »70,
voilà qui dénote de quelle duplicité peut être capable un être humain. Il est à
croire que toute vérité est infecte là où les erreurs durent et perdurent.
Le dogme de l’immortalité de l’âme, même des auteurs profanes
l’ont combattu. « Je ne crois pas à l’âme humaine, substantielle et
immortelle »*, nous dit carrément Martin du Gard. Pour ce prix Nobel,
l’homme est un tout, si bien qu’on ne peut parler de survivance de l’âme, pas
plus que de préexistence de l’esprit, comme entités à part.
(trad.
de Socrate)
Au fronton du temple de Delphes était gravée la maxime
ci-dessus. Néanmoins, d’aucuns ne
peuvent vraiment s’étudier à moins de connaître la vraie structure de l’homme.
En lisant le souhait ci-après, formulé par saint Paul : « Et que
tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé
irrépréhensible ! »71, on est tenté de penser que l’homme
est composé de trois éléments, existant indépendamment l’un de l’autre. En
fait, il n’en est rien.
Comme nous l’avons vu, « souffle de vie » et « esprit » peuvent être interchangeables, et désignent un principe vital, comparable au courant électrique d’une usine automatisée, où les robots travaillent pour un même but mais de diverses façons. Ainsi, quand l’esprit agit dans la partie frontale du cerveau, plus précisément le cortex dont les facultés nous distinguent des bêtes, on entend par « esprit » une sorte d’antenne qui nous permet de communiquer avec le Créateur, et réciproquement. « L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu »72, disait saint Paul, à ce sujet. Et bien qu’il ne s’agisse pas de téléguidage, il ajouta : « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu »(Romains 8:14). Cela étant, disons que l’antenne en question n’est utile que dans la mesure où notre volonté et celle du Seigneur sont sur la même longueur d’onde spirituellement. Pour ce faire, à chacun il est donné, non seulement de chercher Dieu, mais aussi de le reconnaître parmi les dieux. L’esprit, c’est en l’occurrence le sens moral et religieux de l’homme, lorsqu’il tend vers l’invisible et l’infini.
Quant à l’âme, outre qu’elle désigne la vie qui siège dans le
sang humain et animal73, elle est notre existence individualisée et
personnalisée, qui nous différencie les uns des autres, et grâce à laquelle
chacun a conscience de son moi. Notion concrète qui permit au richard égoïste
de la parabole de soliloquer ainsi : « Mon âme, tu as beaucoup
de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois et te
réjouis »74. Mais l’âme, c’est encore le siège de la vie
affective et des fonctions psychiques : sentiments, émotions, passions,
état de plaisirs et de douleurs. « Mon âme est triste jusqu’à la
mort »75, a dit, par exemple, Jésus, son heure étant venue.
Bref, l’être humain est une trinité créée indissociable, en
perpétuel devenir et qui se définit et s’exprime par son corps. Relevons
seulement que dans le domaine religieux et affectif, l’âme c’est ce qui est
sensible à tout ce qui est humain, tandis que l’esprit, c’est ce qui est apte à
saisir tout ce qui est divin. D’où la possibilité de bien assurer son salut sur
le plan spirituel et, en même temps, de s’accomplir matériellement, en étant
exposé toutefois aux aléas diaboliques du quitte ou double. Car alors, il se
produit intérieurement, sinon des luttes, au moins des dualités, qui en
appellent à la volonté : autant d’expériences qui devraient permettre
d’apprendre et de désapprendre, de s’épanouir et de se développer cependant,
pour une vie meilleure et un meilleur témoignage chrétien.
« Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit
que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de
Dieu. »76 C’est plus facile à dire qu’à faire, mais noblesse
oblige encore plus, quand on a pour Père le Maître de l’Univers. Nous devons
être en long et en large la préfiguration de l’homme futur !
UN MENSONGE, CHEF-D’ŒUVRE DE
SÉDUCTION
De nature, l’âme est mortelle, selon qu’il est
écrit : « Y a-t-il un homme […] qui puisse sauver son âme du
séjour des morts ? »77 Mais en contrepartie, elle peut
devenir immortelle : « Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est
égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène, qu’il sache que celui qui
ramènera un pécheur de la voie où il s’est égaré, sauvera une âme de la
mort. »78
Le premier mensonge, et le plus gros qui ait jamais été fait
sur cette terre, fut l’incroyable « vous ne mourrez point »79
qui portait, bien sûr, la griffe de Satan. Mais Eve le goba, tant et si bien
que jusqu’à présent, c’est l’humanité dans son immense majorité qui, séduite,
croit sincèrement que ce mensonge jouirait même d’un fondement scripturaire.
C’est que, pour concilier deux croyances fondamentalement opposées, l’une
biblique (la résurrection des morts) et l’autre païenne (l’immortalité de
l’âme), la chrétienté dualiste (l’homme serait composé d’un corps mortel et
d’une âme immortelle) a inventé la résurrection de la chair, autrement dit du
corps seulement.
Le cas de Lazare, de Béthanie, montre si besoin est,
l’incohérence de ce dogme. En effet , si l’âme est séparable du corps et lui
survit, celle de Lazare eût déjà passé quatre jours dans le ciel, étant donné
qu’au moment du récit, il « était déjà depuis quatre jours dans le
sépulcre »80. Et Christ se serait trouvé devant un affreux
dilemme : s’il ramenait sur terre l’âme de son ami Lazare, en le
ressuscitant, il lui ferait un tort immense ; s’il laissait dans le deuil
les deux sœurs éplorées du défunt, le spectacle de leur douleur lui fendrait le
coeur81. Eût-il consolé Marthe et Marie en ces
termes : « Ne pleurez pas, puisque l’âme de votre frère est au
Paradis ; quant à son corps, je le ressusciterai à la fin du
monde » ? Ou eût-il rappelé à la vie le mort par ce
commandement : « Ame de Lazare, descends du ciel ! corps de
Lazare, debout ! » ? Non, certes, car ce dont Lazare avait
besoin, pour revivre, ce fut ni plus ni moins du souffle du Créateur. Pour
avoir son ami et, par la même action, faire le bonheur de tous, Jésus ordonna
donc simplement : « Lazare, sors ! » Et le mort sortit,
corps et âme, si on peut dire82. A ce propos, pourquoi une fois
sorti de sa tombe, Lazare ne souffla-t-il pas mot de l’au-delà ? Parce
que, d’après les Saintes Ecritures, ceux qui sont morts ne
peuvent « plus agir ni penser »83. Cela est si vrai
que même une banale anesthésie générale vous paralyse l’âme et l’esprit.
Pour la bonne raison qu’à la résurrection des morts, nous
aurons forcément une âme et un esprit immortels84, la croyance en la
survivance de l’âme, ou de l’esprit, est tout à fait inutile. Pourtant ses
implications dans les cultures et les civilisations sont telles que la dénoncer
est une entreprise délicate en soi. Car d’un côté, ce qui est remis en cause,
c’est la base même des doctrines politico-religieuses traditionnelles, où les
erreurs ont force de loi de par la pérennité des choses ; et de l’autre,
dans un monde à l’envers où les morts gouvernent la plupart des vivants, c’est
le vrai croyant qui fait figure d’hérétique, avec les risques que cela
comporte. Mais l’erreur et la vérité s’excluant réciproquement, comment celui
qui croit que l’âme est jugée au moment de la mort, pour aller tout de suite,
soit en enfer, soit au purgatoire, soit au ciel, peut-il dire, selon le Credo,
que Jésus-Christ reviendra à la fin du monde pour juger les vivants et
morts ? Ce dogme de la résurrection de la chair est à mettre absolument au
rancart ; c’est un faux en Ecriture des plus pernicieux.
Quelque part, dans les Psaumes, il est
dit : « Vaillant guerrier, ceins ton épée, ta parure et ta
gloire, oui ta gloire ! – Sois vainqueur, […] défends la vérité, la
douceur et la justice ! »85 Romantisme suranné ? Et
si, par impossible, cela réussissait ! Car, peut-être, c’est ce
qu’attendent, pour croire, ceux qui, ne croyant plus à rien, ne croient même
plus en l’homme – mais admettent que les grains que l’on met en terre, afin
qu’ils revivent et soient utiles, ont valeur de symbole. (1
Corinthiens15 :35-38)
Conformément aux Ecritures, il n’y a que deux moyens pour un
être humain d’aller au ciel : monter vivant, après avoir été transmuté,
comme Elie, le prophète86, ou bien ressusciter avec un corps
immortel, tel Moïse87. Elie et Moïse en personne (et non leur âme)
vinrent, une fois, s’entretenir avec le Christ du salut de l’humanité, sur une
haute montagne88. Elie est le type de tous les justes en vie lors du
retour de Jésus, et qu’il changera en créatures immortelles89 ;
Moïse, lui, est le type de tous les justes morts, depuis Abel, sur qui la mort
n’aura plus aucun pouvoir, après leur résurrection90. Il s’agit,
ici, de la « première résurrection »91 qui est,
évidemment, « la résurrection des justes »92. « Heureux
et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort
n’a point de pouvoir sur eux, mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de
Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans »93 – dans
le ciel mais non sur la terre, car il faut prendre en considération
l’enchaînement des événements eschatologiques.
« Changés en un instant, en un clin d’œil »94,
justes survivants et justes ressuscités monteront alors au ciel avec les anges95,
pour y partager la gloire de Jésus et aussi pour participer au jugement des
méchants. N’est-il pas écrit : « Ne savez-vous pas que les
saints jugeront le monde ? […] Ne savez-vous pas que nous jugerons les
anges ? »96. Ces accusés étant tous déjà passibles de la
peine de mort, leur jugement aura seulement pour but, d’une part de déterminer
le châtiment qu’ils auront chacun à subir97 et, d’autre part
d’exposer au grand jour « les actions secrètes des hommes »98,
afin qu’il soit établi que Dieu a été « juste dans tous ses
actes »99. Alors, « reconnu pour vrai »100
Yahvé pourra mettre fin, enfin, à la tragédie du péché, et sera de nouveau, et
pour jamais, « tout en tous »101.
Il va sans dire que « lorsque le Seigneur Jésus
apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d’une flamme de
feu »102, les méchants vivants seront exterminés ; quant
aux méchants déjà dans leurs tombes, ils ne reviendront pas à la
vie « jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis »103.
En d’autres termes, à compter du retour en gloire de Christ, il n’y aura pas un
seul méchant en vie sur toute la surface de la Terre ; mais, bien entendu,
ce millénaire révolu, ils ressusciteront tous ensemble, pour subir leur
châtiment104, qui est « la seconde mort »105.
Et voir avant que d’être anéantis, par un juste retour des choses, le bonheur
prestigieux de ceux qui avaient été, dans cette existence, l’objet de leurs
mépris. Au demeurant, estimait saint Paul, c’est justice si Dieu rend
l’affliction à ceux qui vous ont affligés. Et « ils auront pour
châtiment une ruine éternelle […] pour que le nom de notre Seigneur soit
glorifié en vous, et que vous soyez glorifiés en lui »106.
Ainsi les moqueurs ne perdent rien pour attendre, car de leur
histoire la parenthèse sera fermée. Mais le fleuve du temps continuera son
cours non sans assurance d’éternité pour le peuple de Dieu, parce que c’est peu
d’être heureux si on n’est pas sans cesse toujours plus heureux !
(J.-P.
Sartre)
Il s’avère que le Christ ne viendra pas pour instaurer l’âge
d’or sur la terre avant le jugement dernier, mais plutôt pour emmener au
troisième ciel les justes de toute l’histoire de l’humanité, afin qu’ils
participent à ce jugement. Mais cela n’est pas possible sans que Dieu
n’intervienne au préalable dans les affaires de notre planète, pour délivrer
son peuple, selon qu’il est écrit : « Des nations s’agitent, des
royaumes s’ébranlent […]. L’Eternel des armées est avec nous […]. C’est lui qui
a fait cesser les combats jusqu’à l’extrémité de la terre »107.
Voici la vision dantesque, résultat naturel de cette expédition à la fois
libératrice et punitive : une planète « informe et vide »,
des cieux où « toute lumière » a disparu, des montagnes
qui « chancellent », des villes
détruites « toutes », et « pas un seul homme »,
le « désert »108 ! C’est la fin d’un monde
aberrant où tous les démons, seuls survivants, se verront
neutralisés « pour mille ans »109, « gardés
pour le jugement »110. Ainsi captifs sur cette terre, devenue
un vaste charnier pestilentiel, Satan et ses anges auront amplement le temps de
méditer sur les conséquences de leur folle rébellion et sur ce que pourrait
être la sévérité du châtiment qui les attend.
Les mille ans écoulés, la cité d’or, accompagnée par les élus
et les anges de Jésus, descend majestueusement du ciel « d’auprès de
Dieu », qui prend plaisir à habiter au milieu de son peuple111.
C’était écrit deux mille ans avant le
lancement de nos engins spatiaux ! Mais passons… Au terme du voyage, alors
que la Jérusalem céleste atterrit à l’emplacement de la Jérusalem terrestre,
préalablement rasée et élargie, Christ s’élève dans les airs, pour ordonner à
la terre et à la mer de rendre leurs morts : des gens qui s’imaginaient
dans cette vie pouvoir fouler aux pieds impunément les commandements de Dieu.
Ils grouillent, effarés, sur toute la surface du globe ; puis, pressentant
qu’ils n’échapperont pas aux châtiments physiques qui les attendent112,
sous l’impulsion des anges rebelles littéralement déchaînés, investissent la
sainte cité, avec rage et désespoir. Mais dans la vision donnée à l’apôtre
Jean, « un feu descendit du ciel, et les dévora »113.
Concrètement, « la seconde mort »114,
c’est l’enfer, laves magmatiques et énergie nucléaire qui mettront fin à
l’existence du Mal115, et où la Mort, elle-même, sera détruite116.
La seconde mort fera d’abord disparaître, plus ou moins rapidement suivant leur
degré de culpabilité, les pécheurs irréductibles de la planète Terre117.
Puis viennent les démons, qui seront consumés et réduits à néant à leur tour,
selon qu’il est écrit : « Le jour qui vient les embrasera, […]
il ne leur restera ni racine ni rameau »118. Soit dit en
passant, ce feu n’aura aucun pouvoir sur les élus de Dieu119, pas
même sur les cheveux de leur tête »120, car ils dominent sur la
matière et maîtrisent les éléments.
Voilà que ce que nous appelons
pompeusement « vie » se réduit à une existence probatoire, délai
imparti à des morts sursitaires, afin qu’ils puissent à l’occasion préférer
Christ à Satan et la Vie à la Mort – l’homme étant un milieu qui n’a que le
choix entre l’être et le non-être. Notre âme n’a pas existé avant notre
naissance ; elle n’existera pas non plus après notre mort, vu que notre
âme, c’est nous-même. Cependant, si nous sommes à Christ, nous ressusciterons
pour hériter, « selon sa promesse de nouveaux cieux et une nouvelle
terre, où la justice habitera »121. Et ce n’est pas là une
vision chimérique de songe-creux bornés, bien que jaugé à la courte échelle de
l’agnosticisme, il n’existe de réalités définissables que dans ce monde
boiteux, où les destinées se font et se défont. Qu’il est navrant de voir le
mécréant n’être véritablement conscient du néant d’ici-bas qu’au moment suprême
où sa vie se termine, sans même de fausses espérances, au grand dam de ceux qui
l’aiment et qu’il aime !
(Shakespeare)
Le larron converti fit, sur sa croix, cette
requête : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans
ton règne. » Peut-être, une fois, le cœur bien disposé, avait-il écouté le
Christ conclure en ces termes un de ses enseignements : « Car le
Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges ; et
alors, il rendra à chacun selon ses œuvres. »122 Le Seigneur
lui aurait répondu : « En vérité, je te le déclare, aujourd’hui
tu seras avec moi dans le Paradis. »123
L’usage des signes de ponctuation n’étant inventé qu’au XVe siècle, il va sans dire que le texte
original de l’Evangile ne comportait aucune virgule. Par conséquent, la virgule
que plus tard des traducteurs, partisans de l’immortalité de l’âme, ont placée
de leur propre chef avant le mot aujourd’hui,
normalement aurait dû figurer après. Le texte, en réalité, doit se lire comme
suit : « En vérité, je te le déclare aujourd’hui, […]. »
La promesse faite au brigand repenti s’accomplira à la fin du
monde, quand Christ ressuscitera les morts qui ont cru en lui124. En
tout état de cause, ce vendredi-là, et même le samedi, Jésus n’était pas du
tout au Paradis, attendu que le surlendemain dimanche, il confia à Marie, de Magdala : « Je ne suis pas encore monté vers
mon Père. »125 Traduttore, traditore ! Mais l’erreur est humaine ; c’est
persévérer qui est diabolique. Est-ce que nous comprenons cela ?
Le second larron, qui s’est endurci et proféra à l’encontre
de Jésus des propos injurieux126, ressuscitera, lui, mille ans après
son compagnon. Il sera alors châtié en étant dans son corps, et après, rentrera
dans le néant, ayant perdu le droit à l’existence127. Dans la Bible,
il est vrai, il est des expressions qui prêtent à équivoque et qui semblent
corroborer le dogme horrible des peines éternelles de l’enfer – suite logique
de la croyance en l’immortalité de l’âme. Mais nous ne sommes pas sans savoir
que ce sont là des figures de pensées propres aux Hébreux de cette époque.
Ainsi, l’apôtre Jude parla de Sodome et de Gomorrhe comme ayant subi « la
peine d’un feu éternel »128. En fait, il a voulu dire que c’est
l’effet, et non la cause, qui était éternel129, car il était notoire
qu’en son temps, un tel feu ne brûlait plus sur les bords de la mer Morte, où
étaient bâties les deux villes impies atomisées.
Alors que tous les grands courants religieux enseignent la
survie, bien des athées, qui se veulent cartésiens et hédonistes, prennent le
contre-pied et jouissent du présent. Les athées ont parfaitement raison de ne
pas croire à la survie. Pourtant, s’ils rejettent également la résurrection,
telle que la Bible l’enseigne, la conception qu’ils se font du monde et de la
vie ne paraît-elle pas dérisoire : par rapport à l’univers qu’ils
aimeraient explorer, s’ils n’étaient pas prisonniers de cette planète, et à
l’éternité qu’ils pourraient vivre s’ils n’étaient pas sujets à la mort ?
D’où cette position de Camus : « L’unique donnée est pour moi
l’absurde »*, et le constat d’échec qu’il nous a
dressé : « L’absurde… ne mène pas à Dieu. »*
En résumé, existence rime avec naissance, enfance,
adolescence, dégénérescence et putrescence. Curieusement, pourtant, la Bible
met dans le même sac ceux qui nient l’existence de Dieu, ceux qui croient à la
survivance de l’âme et ceux qui enseignent la résurrection du corps. Nous savons pourquoi, en lisant
la conclusion à laquelle était arrivé saint Paul, pour montrer a contrario
que l’âme n’est pas ce que le monde s’imagine : « Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et
buvons, car demain nous mourrons. »130 Aurait-il tenu pareil
langage, propre aux pourceaux d’Epicure, si le corps n’était qu’une prison
transitoire de l’âme et de l’esprit – qui se libéreraient à la mort131 ?
Dans le fameux « to be or
not to be », le second
terme requiert un sens absolu, car ne pas être, c’est ne pas exister même en
tant que revenant. Hamlet ne croyait pas si bien dire !
Au début de son règne, le roi Saül était humble, pieux,
quoique jeune, grand et beau132. Il se signalait par son zèle à
faire disparaître de son pays les possédés de tous poils, conformément à
l’ordre de son Dieu : « Qu’on ne trouve chez toi personne qui
fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de
devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte
ceux qui évoquent les esprits, ou disent la bonne aventure, personne qui
interroge les morts. »133
L’interdiction ci-dessus est toujours valable, et même
d’actualité, mais elle est soit franchement bafouée, soit lâchement occultée,
les pratiques en question, que la Bible appelle « abominations »134,
étant florissantes au sein même de la chrétienté tant et plus. Le
merveilleux « chrétien », en somme, a rejoint le merveilleux
païen, curieux mélange théurgique de spiritisme et de fausses lumières, qui
séduit par ses miracles, ses guérisons, ses apparitions, son œcuménicité, sa
philosophie, sa ferveur spectaculaire et médiatique, bon nombre
d’adorateurs : des hommes et des femmes qui, une fois la conscience et l’esprit
obnubilés, prenant le Pirée pour un homme, se suggestionnent que cette forme
nouvelle de religion socialement positive, donc à quel point souhaitable, est
un pas décisif vers l’âge d’or. S’ils pouvaient savoir qu’il s’agit, en fait,
de la phase finale de la colonisation de l’espèce humaine, non par des
extraterrestres mythiques, mais par des êtres originaires d’une galaxie pas
comme les autres.
C’est seulement lorsqu’il eut désobéi et déplu à Dieu que le
roi Saül eut l’idée saugrenue de consulter la pythonisse d’Endor, en vue
d’avoir un entretien avec l’esprit du prophète Samuel135. Mais mal
lui en prit, car le faux esprit de Samuel apparu ne laissa pas passer
l’occasion de tirer vengeance, en le poussant au désespoir et au suicide136.
Il existe donc, effectivement, occupant « les lieux célestes »137,
des êtres invisibles, capables de se déplacer à la vitesse de la lumière, s’il
le faut (c’est-à-dire plus de sept fois le tour de la Terre en une seconde),
pour nous épier et constituer nos fiches individuelles, à des fins tactiques.
Ce sont « des esprits de démons » dont la préoccupation majeure
aujourd’hui, est d’embrigader les grands de ce monde en vue du combat décisif
du Bien et du Mal138. Si ces esprits qui sont dans les airs étaient
nos ancêtres et nos saints, pourquoi donc Dieu nous interdirait-il de
communiquer avec eux ? Le roi Saül mourut, rapporte le récit sacré, pour
avoir « interrogé et consulté les morts »139, dont,
tenez-vous bien ! un saint prophète de Dieu.
Les attraits irrésistibles de l’occultisme parmi toutes les
couches de la société, prouvent que « le dieu de ce siècle »140
exerce son emprise sur tous, de l’ignorant au scientifique, de l’homme de la
rue au chef d’Etat, qu’on ait la peau blanche, jaune ou noire, mais de
différentes façons et à des degrés divers. Le partage du monde en deux blocs,
Christ l’a reconnu expressément, d’après sa propre
déclaration : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. »141 N’était
cette révélation-choc, qui se douterait que seuls deux pouvoirs
politico-religieux, sur cette planète, briguent nos suffrages, quelles que
puissent être nos religions et nos convictions ? Situation rendue confuse
pourtant par la multiplicité des doctrines, mais mettant en contrepartie les
humains dans une alternative qui, elle, a le mérite de la clarté : ou bien
s’accommoder d’un esclavage natif, parfois en or, ou bien solliciter une force
qui va brisant toute chaîne, selon qu’il est écrit : « Vous connaîtrez
la vérité, et la vérité vous affranchira »142 – cette vérité
étant Jésus-Christ, le Verbe incarné.
Depuis que Satan a réussi le tour de force de faire avaler à
tout le monde, ou presque, la doctrine de la survivance de l’âme, c’est devenu
un jeu d’enfant pour ses anges que d’égarer les hommes, en se faisant passer
pour les esprits des morts ; voire de posséder ceux qui s’y prêtent pour
leur communiquer des pouvoirs médiumniques et autres trucs dénommés fluide.
Même des gens qui ont acquis la conviction que le dogmatisme, pas plus que les
apparitions, ne sont. des preuves de l’immortalité de l’âme, ne sont pas à
l’abri. En effet, pour Satan, la survie est un miroir à alouettes qu’il a
élaboré à seule fin de faire accroire que le diable n’existe pas, cela pour
pouvoir consommer en toute quiétude la perte de ceux qui, ayant été témoins de
vrais faux miracles, donnent dans le panneau du paranormal.
Plus que jamais, l’homme a fait de l’Erreur un critère.
Aussi, aujourd’hui, tous les peuples de la terre tirent-ils vanité et parti de
leurs religions, orientales surtout, qui sont des syncrétismes ne pouvant
pourtant résister à la force de l’évidence. Si survivance il y a, une guerre
nucléaire généralisée sera la bienvenue, car la Mort « libératrice »
enverrait tout le monde au Paradis ! Vous me suivez ? Les bêtes, qui
ne s’y trompent pas, tant qu’à mourir, vendent cher leurs peaux.
Des êtres d’autres mondes ? Qu’est-il besoin d’utiliser
des radiotélescopes ? Nos espaces aériens en sont pleins ! Le génie,
c’est l’aptitude, disions-nous, d’appréhender les réalités invisibles.
Au terme du millénaire sabbatique passé dans le troisième
ciel, le peuple de Dieu, comme nous l’avons dit, rejoint la planète Terre qui
sera sa demeure définitive143. En fait, c’est tout le Paradis qui
déménage, Yahvé voulant exprimer ainsi son attachement compréhensible à cette
planète-ci, où son Fils a versé son sang pour que les hommes aient la vie. A
point nommé donc, et en conformité avec sa promesse144, le Dieu qui
est assis sur son trône de gloire, dans la cité d’or brillant de mille feux, de
déclarer puissamment : « Voici, je fais toutes choses
nouvelles. »145 A ces paroles, la surface du globe subit une
transformation instantanée et prodigieuse telle que, la réalité dépassant la
fiction, saint Jean dans sa vision crut voir « un ciel nouveau et une
terre nouvelle »146. Comme le faisait remarquer l’apôtre Paul,
ce sont « des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a
point entendues et qui ne sont pas montées au cœur de l’homme, mais que Dieu a
préparées pour ceux qui l’aiment »147.
Dans ce monde édénique, tout sera splendeur, beauté et
harmonie, parce que « la terre sera remplie de la connaissance de
l’Eternel »148. Ni maladie, ni anathème, ni deuil149 !
Dans des sites de rêve, la vie du peuple élu se déroulera dans la joie et la
félicité, tous se rendant service et s’aimant les uns les autres. L’esprit de
service, car le bonheur consiste à voir encore plus heureux ceux qu’on
aime ; la réciprocité de sentiment, puisqu’aimer et se sentir aimé, voilà
l’idéal. Aptes à s’aimer « plus qu’hier et bien moins que
demain »* (R. Gérard) tous les jours de l’éternité, tel est le fabuleux
destin de ceux qui, dans cette vie, ont choisi d’être les citoyens de la cité
d’or, - cité où chacun donc s’adonne à se donner à tous.
Evidemment, les rachetés auront une infinité de façons de
passer l’éternité, mais en tout cas qui sont sans rapport avec ce que font des
créatures encore limitées par le temps et l’espace. C’est ainsi que le Néo-Terrien, son corps spirituel pouvant se déplacer
absolument à la vitesse qu’il veut150, s’envolera d’un univers à
l’autre pour découvrir avec délices des mondes
habités et des merveilles que depuis des millions, voire des milliards
d’années de civilisations, des êtres glorieux, étonnamment beaux et
intelligents, ont érigées, inspirés par l’amour et la puissance créatrice de
Yahvé.
Mais notre nouvelle Terre, de son côté, à cause de son
pouvoir de fascination incroyable, sera le centre d’intérêt de tout
l’Univers : d’abord parce que Yahvé y aura installé son trône et élu
domicile ; ensuite, parce que les héros de Jésus émerveilleront les mondes
qui n’ont pas connu le Péché, par les richesses de l’histoire de leur salut,
et, sans se lasser, ils les écouteront leur raconter, chacun selon ses
expériences, le prodigieux et le sublime de l’amour divin, que l’Esprit – et
non pas les hormones – a répandu dans leurs coeurs151.
Progresser, voilà le maître mot du Néo-Terrien. Doté d’un
cerveau programmé pour fonctionner indéfiniment et ayant à sa disposition
l’infini pour ses investigations, il développera à son gré ses capacités dans
les vrais arts et dans les vraies sciences, tout comme il pourra se lancer dans
les entreprises les plus audacieuses, ne manquant jamais d’inventivité. Allant
de gloire en gloire et de perfection en perfection, mais sans se presser,
puisqu’il a toute l’éternité pour apprendre, tel sera l’homme nouveau de notre
nouvelle planète. Les jours de l’éternité, au grand jamais, ne lui sembleront
donc monotones, à plus forte raison que partout et toujours, une ambiance
surprenante l’attendra, où rivaliseront les parfums, les sons et les couleurs.
Sans parler des fleurs, toutes belles et odoriférantes, qui ne se faneront
point ; des petits oiseaux aux chants et aux plumages extraordinairement
jolis ; et de l’arbre de vie, chatoyant avec son feuillage toujours vert,
diapré de douze espèces de fruits, ô combien dynamisants, qui se renouvellent
sans fin tous les mois152 !
Pourtant, par-dessus tout, dans le Paradis retrouvé, chacun
aimera à être en compagnie de son grand Ami, Jésus, pour le servir et se
nourrir de sa parole, selon qu’il est écrit : « Ils seront tous
enseignés de Dieu. »153 Quant à notre bon Père, qui d’un seul
point de vue embrasse l’Univers, de son trône de lumière il se délecte à faire
jaillir des ondes de vie et de joie, qui se propagent sans discontinuer
jusqu’aux recoins des espaces infinis.
Nota : Les versions de la
Bible utilisées sont celle de Louis Segond,
traduction de 1910, et celle de Synodale.
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1.- Esaïe 46 : 10. 2.- Genèse 1 : 26. 3.- Genèse 1 : 27,28. 4.- Matthieu 25 : 34. 5.- Matthieu 22 : 30. 6.- Matthieu 10 : 30. 7.- Actes des Apôtres 17 : 26-28. 8.- 1 Pierre 1 : 20. 9.- Apocalypse 13 : 8. 10.- Tite 2 : 11. 11.- Jean 4 : 42. 12.- 1 Jean 2 : 2. 13.- Deutéronome 30 : 19. 14.- 2 Timothée 1 : 9. 15.- Ephésiens 3 : 11 ; 1 : 4,5. 16.- Apocalypse 17 : 8. 17.- Romains 8 : 29. 18.- 2 Timothée 1 : 7. 19.- Matthieu 13 : 24-30 ; 36-43. 20.- Genèse 1 : 26. 21.- Genèse 2 : 15. 22.- Genèse 1 : 31. 23.- Matthieu 5 : 45. 24.- Genèse 2 : 8,9. 25.- Apocalypse 21 :1,2. 26.- Genèse 3 : 24. 27.- Genèse 3 : 22. 28.- Genèse 2 : 9. 29.- Genèse 2 : 17. 30.- 1 Pierre 1 : 19. 31.- Apocalypse 13 : 8. 32.- Matthieu 27 : 33. 33.- Ephésiens 5 : 14. 34.- Jean 5 : 24. 35.- Jean 6 : 40. 36.- Apocalypse 2 : 7. 37.- Matthieu 13 : 43. 38.- Daniel 12 : 3. 39.- Philippiens 3 : 20. 40.- Apocalypse 21 : 18-21. 41.- Apocalypse 22 : 1,2. 42.- Apocalypse 21 : 23. 43.- Hébreux 12 : 22. 44.- Apocalypse 21 : 3. 45.- Apocalypse 21 : 9. 46.- Galates 4 : 26. 47.- 2 Corinthiens 12 : 2,4. 48.- Genèse 1 : 8. 49.- 1 Rois 8 : 27. 50.- Esaïe 14 : 13,14. 51.- 1 Timothée 6 : 16. |
52.- Hébreux 1 : 3. 53.- Job 26 : 9. 54.- Hébreux 11 : 13,10,16. 55.- Genèse 2 : 7. 56.- 1 Corinthiens 15 : 45. 57.- Job 34 : 14,15. 58.- Psaumes 104 : 30. 59.- Ecclésiaste 12 : 9. 60.- Ecclésiaste 3 : 19-21. 61.- 1 Corinthiens 15 : 14-19. 62.- Jacques 5 : 20. 63.- Esaïe 51 : 12. 64.- Romains 2 : 7. 65.- Jean 5 : 26. 66.- 1 Timothée 6 : 16. 67.- Jean 3 : 16. 68.- Jean 8 : 45. 69.- Galates 4 : 16. 70.- Matthieu 23 : 13. 71.- 1 Thessaloniciens 5 : 23. 72.- Romains 8 : 16. 73.- Lévitique 17 : 11. 74.- Luc 12 : 19. 75.- Matthieu 26 : 38. 76.- 1 Corinthiens 10 : 31. 77.- Psaumes 89 : 49. 78.- Jacques 5 : 19,20. 79.- Genèse 3 : 4. 80.- Jean 11 : 17,39. 81.- Jean 11 : 21,19. 82.- Jean 11 : 43,44. 83.- Ecclésiaste 9 : 10,5. 84.- Luc 20 : 36. 85.- Psaumes 45 : 4,5. 86.-2 Rois 2 : 11. 87.- Jude 9. 88.- Luc 9 : 31. 89.- 1 Corinthiens 15 : 51-53. 90.- Romains 6 : 9. 91.- Apocalypse 20 : 5. 92.- Luc 14 : 14. 93.- Apocalypse 20 : 6. 94.- 1 Corinthiens 15 : 51,52. 95.- 1 Thessaloniciens 4 : 17. 96.- 1 Corinthiens 6 : 2,3. 97.- Luc 12 : 47,48. 98.- Romains 2 : 16. 99.- Psaumes 145 : 17. 100.- Romains 3 : 4. 101.- 1 Corinthiens 15 : 28. 102.- 2 Thessaloniciens 1 : 7,8. |
103.- Apocalypse 20 : 5. 104.- Matthieu 25 : 41. 105.- Apocalypse 20 : 14,15. 106.- 2 Thessaloniciens 1 : 6,9,12. 107.- Psaumes 46 : 7-10. 108.- Jérémie 4 : 23-26. 109.- Apocalypse 20 : 1-3. 110.- 2 Pierre 2 :4. 111.- Apocalypse 21 : 2,3. 112.- Apocalypse 20 : 5,13. 113.- Apocalypse 20 : 9. 114.- Apocalypse 20 : 14. 115.- Malachie 4 : 1-a. 116.- Apocalypse 20 : 14. 117.- Apocalypse 20 : 15. 118.- Malachie 4 : 1-b. 119.- Apocalypse 2 : 11. 120.- Daniel 3 : 27. 121.- 2 Pierre 3 : 13. 122.- Matthieu 16 : 27. 123.- Luc 23 : 42,43. 124.- Jean 5 : 28,29. 125.- Jean 20 : 17. 126.- Luc 23 : 39. 127.- Abdias 16. 128.- Jude 7. 129.- 2 Thessaloniciens 1 : 9. 130.- 1 Corinthiens 15 : 32. 131.- Psaumes 119 : 25. 132.- 1 Samuel 9 : 2. 133.- Deutéronome 18 : 10-12. 134.- Deutéronome 18 : 9. 135.- 1 Samuel 28 : 6,7. 136.- 1 Samuel 31 : 4,7. 137.- Ephésiens 6 : 12. 138.- Apocalypse 16 : 14. 139.- 1 Chronique 10 : 13. 140.- 2 Corinthiens 4 : 4. 141.- Matthieu 12 : 30. 142.- Jean 8 : 32. 143.- Matthieu 5 : 5. 144.- 2 Pierre 3 : 13. 145.- Apocalypse 21 : 5. 146.- Apocalypse 21 : 1. 147.- 1 Corinthiens 2 : 9. 148.- Esaïe 11 : 9. 149.- Apocalypse 21 : 4. 150.- 1 Corinthiens 15 : 44. 151.- Romains 5 : 5. 152.- Ezéchiel 47 : 12. 153.- Jean 6 : 45.
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